Projet 957 Kedr [Проект 957 Кедр] (Cèdre)

 

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Dernière mise à jour:

1er novembre 2026

 

Dès le milieu des années 1970, des études sont entamées en URSS pour définir les caractéristiques des sous-marins nucléaires de 4ème génération.  L'Institut central de recherche A. N. Krylov a mené des travaux d'optimisation de la forme de la coque. Dans le cadre de ces travaux, par exemple, une maquette remorquée à grande échelle a été construite, qui ne correspondait toutefois à aucun des projets en cours d'élaboration. Avec la flotte, les critères opérationnels et tactiques ont été définis.

Les premiers travaux sur cette génération débutent le 26 mars 1980 chez Lazurit, sous la direction de Leonid Leonidovich Krasnopolski. Le projet est inscrit dans les 13ème et 14ème plans quinquennaux, pour un sous-marin nucléaire polyvalent, dénommé projet 957, qui a par la suite reçu le nom de code Kedr. Le projet technique est adopté le 5 mai 1987, et la construction de huit unités prévues, dont deux avec une coque en titane (projet 957T). Le 28 février 1989, la décision fut prise de construire le premier sous-marin de ce projet au chantier Krasnoe Sormovo de Gorky, avec une date de livraison à la flotte prévue au 3ème trimestre 1996. Trois unités devaient être livrées avant 2000. Cependant, dès le 27 mars de la même année, il fut décidé de construire ces sous-marins aux Chantiers de l'Amirauté et au chantier SEVMASH. Deux unités à coque en titane devaient être construites au chantier  Krasnoe Sormovo. Cette proposition est rejetée ultérieurement, et le 21 novembre 1989, la décision est prise de mettre fin à la construction des sous-marins de ce projet.

À cette date, environ 4 000 tonnes de structures en acier et de tôles laminées avaient été livrées chez SEVMASH et partiellement traitées. Leur utilisation ultérieure était toutefois impossible en raison de l'incompatibilité des nuances d'acier et de l'épaisseur des tôles avec celles adoptées pour les navires de 3ème génération, construits en parallèle. Les livraisons des sous-traitants ont donc été réorientées vers les navires des projets 935 et 885.

Le projet 957 s'inscrivait dans une certaine mesure dans la continuité des séries 945, 945A et 945AB. Sur les deux unité du projet 945AB, alors en cours de construction à Gorky, il était même prévu d’installer une centrale de production de vapeur monobloc de quatrième génération, la KTM-6, dont le banc d’essai au sol, désigné TM-4, faisait alors l’objet d’essais au NITI à Sosnovy Bor. À l’instar des sous-marins en titane des classes Barracuda et Kondor et du projet Mars, le Kedr était vraisemblablement conçu pour une profondeur de plongée opérationnelle de l’ordre de 500 à 700 mètres, voire plus. C’est précisément cette profondeur de plongée accrue qui explique l’architecture de ce projet, caractérisée par une coque cylindrique, allongée et relativement étroite, à l’instar de la classe 685 Plavnik, et rappelant quelque peu la coque des sous-marins nucléaires de la classe Los Angeles, avec leur proue en forme de bec. Les exigences accrues en matière de silence de la nouvelle génération de sous-marins ont contraint la marine à opter pour une architecture monocoque. Des blocs de fixation d’équipements par zones, désormais devenus la norme, dotés d’un amortissement rigide, ainsi que d’autres mesures ont été mis en œuvre. Afin d’optimiser l’utilisation de l’espace à l’intérieur du sous-marin, le bureau d’études « Lazurit » a construit des maquettes en bois grandeur nature du compartiment des turbines et d’autres éléments. De plus, pour optimiser les contours de la coque, une série de maquettes à grande échelle, autopropulsées ou remorquées, a été réalisée.

 

Photos de maquette